Démarrage et arrêt – Journal de Feral, page 1
On nous demande souvent : « À quoi ressemble VRAIMENT la vie dans une startup ? »
Salut tout le monde !
Comment ça va ? Je suis la Madda, fondatrice de Feral. Oui, avec « la » devant, comme chez moi. Comme la Bea, el Bepi, la Cri. Vous voyez le genre.
Pour l’instant, vous pouvez m’imaginer comme une minuscule créature hyperactive du Trentin — cette terre magique où les Milanais pensent qu’on va travailler à ski, qu’on survit grâce aux pignons de pin et qu’on parle aux marmottes. Spoiler : on a bien des chaussures. Même si, oui, les sushis sont toujours considérés comme follement exotiques par ici.
Ce journal parlera de :
- Moments feral, comme quand on hurle « ça suffit, je démissionne ! »... puis qu’on se lève à 6 h pour faire des tableurs.
- Personnes feral, nos véritables héros dotés de superpouvoirs bien réels.
- Botaniques feral, qui décident parfois toutes seules de fermenter ou de se rebeller.
On nous demande souvent : « À quoi ressemble VRAIMENT la vie dans une startup ? » La vérité, c’est que… on ne se sent jamais prêt à raconter cette histoire. On attend de se sentir un peu plus « légitime », vous voyez ? D’avoir au moins une plaque avec son nom sur la porte du bureau (on arbore encore le nom de l’ancien locataire — si vous venez nous rendre visite, faites confiance à votre instinct, c’est pratiquement une chasse au trésor). On attend que la cinquième recette soit la bonne (ce sera le cas, promis), ou que l’équipe s’agrandisse, ou que le compte en banque cesse de vous foudroyer du regard en silence. (Au fait, les quatre autres sont déjà prêtes et vous pouvez les trouver ici).
Puis on réalise que personne ne se soucie vraiment de l’histoire brillante de la startup en couverture de Forbes. Ce que les gens veulent vraiment savoir, c’est si vous avez déjà pleuré sur un lot de produit fermenté raté. (Oui.) Si vous avez déjà hurlé « ça suffit maintenant ! » en étiquetant à la main 3 000 bouteilles la veille de Noël. (Oui, encore.) (Note à l’équipe Feral : si vous lisez ceci, sachez que je vous aime. Même si nous avons souvent l’impression d’être une troupe de théâtre itinérante en pleine crise d’identité collective.)
Dans ce journal, je partagerai :
- Comment tout a commencé ?
- Combien de temps a-t-il fallu pour construire notre Fermenterie ?
- Qui ont été les premières âmes courageuses à croire au projet (canonisées immédiatement, selon nous).
Toute cette aventure ressemble à un ultratrail en montagne : il faut du cœur, des jambes, de l’inconscience, un bon thérapeute, un palais raffiné et un massage de la nuque toutes les deux semaines. Ce que, bien sûr, nous ne pouvons pas nous permettre. (Heureusement que ma sœur est physiothérapeute — je dis ça, je dis rien.)
Je pense que c’est suffisant pour aujourd’hui. Prochain chapitre ? « La naissance d’une idée Feral ».
Oh ! Nous envisageons de transformer ce journal en rendez-vous mensuel. Comme une petite série.
Si vous avez des questions, des conseils, des blagues ou si vous avez simplement envie de nous envoyer une photo de votre chat — écrivez-nous à hello@feral-drinks.com. Nous lisons tout. Même les « xjiwjdjxksajxioscx ». Ça m’arrive tout le temps quand j’oublie de verrouiller mon téléphone dans ma poche.
Je vous embrasse, La Madda